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Lâcher prise pour évoluer !

Nous pouvons nous éduquer au lâcher prise. La philosophie nous y invite depuis toujours. Aujourd’hui, la méditation et la sophrologie sont reconnues comme de vraie thérapie du changement et de l’adaptabilité.

1) La révélation des neurosciences.

Notre cerveau est comme une ville constituée de 100 à 200 milliards de neurones mais ce sont les connexions qui nous rendent créatifs et réflexifs. Ce sont elles qui font et défont nos apprentissages selon nos besoins. Notre cerveau s’adapte et pour cela il faut souvent apprendre. Apprendre de nouveaux gestes, de nouvelles manières d’être, avec une période de répétitions, voire une nouvelle façon d’envisager l’avenir et cela à tout âge, du nourrisson à la personne âgée.

A chaque situation de la vie nous nous adaptons, et si nous n’y parvenons nous tombons malades. S’adapter ne veut pas dire oui à tout, mais être en capacité de percevoir ce qu’il peut y avoir de positif à une nouvelle expérience.

2) La méditation.

La méditation est reconnue comme remède au stress et à la dépression. Le stress peut être stimulant si nous ne y noyons pas. C’est une réaction physiologique tout à fait naturelle à un changement mais « 47 / 100 du temps nous sommes perdus dans nos pensées. La plupart sont des jugements négatifs. La moitié de nos vies sont bouleversées par des commentaires toxiques sur nous même. Cela peut amener à la dépression » explique Christine Barois, médecin et auteure de « pas besoin d’être tibétain pour méditer ». Pour elle comme pour beaucoup de méditants, ce moment particulier de la méditation permet de revenir là, dans l’Ici et Maintenant.

La méditation est un moment pour soi mais c’est aussi un soin. C’est un acte volontaire. Nous devenons acteur de notre santé en observant nos pensées comme quelque chose qui ne nous définit pas. NOUS NE SOMMES PAS CE QUE NOUS PENSONS.

Avec de l’entrainement, nos pensées et nos émotions sont « comme des nuages dans un ciel bleu ». Nous sommes en capacité de ne pas nous attarder trop longtemps sur celles-ci.

Nous savons aussi que la souffrance psychique est le résultat des circuits de nos pensées (ou nos émotions désagréables) qui sont déclenchées par un évènement provoquant des ruminations. Nous sommes dans l’interprétation et non dans l’observation objective en voyant l’évènement et notre réaction à celui-ci.

Si nous accueillons toutes nos pensées même « négatives » sans jugement elles deviennent éphémères. Nous gagnons en liberté et donc en créativité. Nous pouvons trouver des solutions à nos problèmes plus facilement.

3) La psychologie humaniste

En 1942, Carl Rogers publie « la relation d’aide et la psychothérapie ». La phénoménologie est à son apogée. Celle-ci est l’étude de la conscience. Elle n’étudie pas le fait mais comment nous nous y relions. Rogers part du postulat qu’en aidant les personnes à exprimer leurs pensées et surtout leurs émotions, celles-ci, qui peuvent être des ruminations, en se déployant peuvent être créatrices de transformations. Par l’écoute active et la reformulation, Carl Rogers et ses camarades ré-éduquent les personnes à penser par elle même en toute autonomie. Mais la première étape reste le lâcher prise, c’est à dire accepter ses émotions, les définir, les dire à quelqu’un qui peut les entendre avec empathie.

4) En sophrologie

Dans notre formation à l’école esophro nous apprenons à observer nos émotions désagréables (rien que cela les abaisse) et nous les utilisons pour mieux nous connaître. Par exemple, la colère peut être révélatrice d’un conflit de valeurs.

Notre méthodologie cadre ce travail, et nous sommes toujours très surpris du gain de prise de conscience que nous apporte notre émotion vécue de prime abord comme quelque chose de désagréable.

La première étape reste toujours l’accueille de celle-ci. Les « sophronisations » alliées aux « relaxations dynamiques » nous permettent de prendre conscience de celles-ci  et de les vivre à la fois corporellement, mentalement, et émotionnellement. La sophrologie permet de les corriger si elles prennent trop d’importances et deviennent une façon de penser inadaptée.

Parfois apparaissent des situations aux quelles nous n’avions portées aucune importance dans un état de conscience ordinaire. Les séances ne sont pas toujours agréables cependant nous gagnons en connaissance de nous même, mais pour cela, il faut toujours pratiquer le lâcher-prise : Etre sans jugement, sans à priori et vivre l’expérience avec un regard neuf. Parfois, ces techniques nous font prendre de la hauteur face à la situations : « Ah, ce n’est que cela! » et nous revenons à l’Ici et Maintenant beaucoup plus léger.

Hors du contexte de la cure, dans notre quotidien, dans nos interactions avec nos concitoyens, la communication non violente est un atout. Elle se concentre sur nos besoins, or comme nous le savons, les valeurs sont souvent des besoins satisfaits, et les connaître est essentiel. En les connaissant nous pouvons d’avantage comprendre ceux des autres. La méthodologie de cette pratique est elle, aussi, très structurée et demande de l’entrainement. Elle développe l’empathie et donc un peu plus de lâcher-prise. Soyons bienveillant avec nous même et cultivons le lâcher prise.

Emmanuel Crouail.

 

 

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