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Sortir de la gestion de crise pour aller vers la vie !

J’ai lu quelques titres de journaux où l’on nous parle de l’incertitude et où l’on nous invite à gérer cette incertitude. Très franchement, je n’ai pas envie de les lire. Les bons conseils en temps de crise me fatiguent. Cela n’engage que moi.

Les crises que nous vivons actuellement sont terribles. Elles impactent un grand nombre d’entre nous, souvent les plus vulnérables. Les personnes sans travail vivant dans des lieux de vie peu commodes sont les plus touchées. Comment leur donner des conseils sans heurter leur sensibilité souvent accrues ? Certains me diront que ce ne sont pas les cibles des magazines qui nous vendent des conseils. 

Nous sommes tous tentés de chercher une solution à l’extérieur de nous même. Cela révèle à quel point nous avons besoin des autres pour élaborer notre propre pensée, nous rassurer, nous donner des pistes, et aussi à quel point la réflexion voire la philosophie sont nécessaires à l’être humain. 

Les penseurs sont-ils dans les magazines ? 

Certaines personnes charismatiques semblent avoir des solutions clefs en main, un peu comme les curés autrefois, dont l’aspect sacré a été remplacé par la notoriété voire la « peopolisation ». Les conseillers sont médiatiques. L’incertitude, dont ils nous parlent, ils l’ont vécue et l’ont dépassée, il y a bien longtemps. Ils n’en sont pas moins légitimes aux yeux de tous. Eux, dans la crise, peut-être peuvent-ils nous apporter quelques certitudes, pense-t-on. Peut-être ont ils un rôle de « doudou » ? Ils sont devenu des maîtres. Ils ont le confort et l’éternité. Et peut-être souhaitent-ils vraiment nous soutenir dans cette épreuve ? Ils ne le feraient pas, nous leur en voudrions, c’est sûre. C’est comme cela que ça fonctionne en France. Nous avons des maîtres à penser. Ils font offices de gouroux sans en avoir le titre. Ils n’aimeraient entendre de tel choses sur eux. Je suis un iconoclaste. C’est mon coté Zen.

Peut être pourrions nous faire autrement ?

Je me suis inscrit à 21 jours pour stimuler l’espoir » de Deepack Chopra. J’aime beaucoup ce médecin Indo-américain. Je n’ai pas fait les 21 jours. Je le regrette. La méthode de Deepack est tout à fait différente : l’espoir est en nous, il suffit de le mettre en lumière. Pour cela, il nous invite à réciter un mantra. Ces syllabes sans queue ni tête pour moi appellent l’espoir. L’espoir nait en nous. Il transforme notre quotidien. Cet espoir, c’est impalpable, sans mot ni prière, ni repère, ni comparaison. Il est. En plongeant en soi, nous trouvons quelque chose d’éternel et de confortable. En cultivant mon intention d’être l’espoir, de voir le monde avec l’espoir, de percevoir l’espoir en toute chose, je deviens l’espoir et j’accepte l’incertitude. Je m’y plonge avec joie. L’oiseau sur la branche qui chante s’est envolé. Le jour s’estompe, la nuit se pose. Mes pensées tristes d’hier se sont évanouies. Ma colère s’est dissipée. Je chante à nouveau l’allégresse. Mes jambes me portent là où mon coeur m’appelle. J’apprécie ce moment avec toi dont j’aime tant le rire un peu cassé. Je suis uni dans l’espoir et je peux t’y emmener sans mot, avec quelques syllabes chantées… 

   

C’est peut être ce que nous offre l’orient, l’Asie, l’Afrique…

Nous qui avons cru mieux savoir ce qui était bon pour les autres. Nous qui avons colonisé sans vergogne, massacré des peuples indigènes, inventé la chambre à gaz et des usines à produire des poulets en batterie. Nous, qui continuons à penser le monde entre dominés et dominants, acceptons les inégalités sociales, la compétition et roulons en 4X4 sur des autoroutes. Nous, qui nous disons spécialistes du sommeil ou de votre comportement. Nous qui nous appuyons sur des raisonnements scientifiques pour vous ré-éduquer. Nous qui optons pour l’achat instantané sur Amazon sans savoir qui et comment l’objet a été fabriqué… Nous voilà bien embêté ! Covid et Terrorisme ont dépassé les frontières de l’Europe. Notre tranquillité est remise en cause. La société de consommation de masse a atteint ses limites. Les commerciaux des biens de masse n’ont plus de terrain où vendre leur pacotille. Ils l’ont vendu sur leur propre terre.

Les petits enfants de colons peuvent se rhabiller. Ils ont échoué. Ce n’est pas par la force que l’on gagne mais par l’humilité. Ce n’est pas en étant dans la toute puissance de nos certitudes faites de croyances irrationnelles que vous nous dominerez comme vous l’avez fait jusqu’alors. Le collectif prend à nouveau toute sa place mettant l’humilité au coeur du travail

Ici, désormais, c’est l’espoir, la non violence, le pardon, la liberté de se tromper qui sont à l’honneur.

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