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Devenir son propre sophrologue

J’entendais à la radio un historien de la philosophie. La journaliste lui demande alors ce qu’il pense de la période actuelle en tant que philosophe. Il répond qu’il n’est pas philosophe. Un philosophe est un créateur de système. Le philosophe par son système relie l’inconciliable et les contradictions. 

Le sophrologue agit de même. En conscience, le sophrologue construit un système d’actions positives où les contradictions s’estompent voire se rejoignent et créent ainsi une unité. Cette unité est celle du corps et de l’esprit, celle de l’être et de l’action. 

Cette conscience aplanit les différences et apportent une paix intérieure. Cette unité, c’est aussi percevoir l’alignement de soi dans le temps : bébé, enfant, adulte, vieillard, mourant, mortel. 

La conscience voyage dans le temps. Le corps est limité répète-t-on lors de la Relaxation Dynamique 2.

 La sophrologie existe depuis longtemps, dès que nous méditons, dès que nous philosophons, dès que nous portons un regard sur nos pensées, nos émotions et notre corps. Trouver son propre système, c’est trouver sa « réalité objective », connaître ses besoins, appeler ses capacités si nécessaire, avoir une action politique en fonction de ses valeurs etc. 

La sophrologie est un antidote à la corruption. Elle utilise nos ressources internes pour nous soigner, grandir, rester homme malgré tout. 

La sophrologie est l’école de la conscience en harmonie. Sa volonté est d’ouvrir la conscience de chacun à lui même. Elle perçoit cette conscience comme quelque chose de dynamique, de créateur et d’évolutif. Ce n’est pas à proprement parlé un soi statique ni un moi évanescent. Non ! la conscience a une vie qui lui est propre et elle peut atteindre un état de bien être total. Est-ce pour autant la guérison ? Je ne sais pas. Qu’est ce que la guérison ?

Plus nous avançons dans notre pratique, plus nous percevons notre lien à la nature, à l’histoire de la planète voire du cosmos. La sophrologie replace l’Humain dans sa grandeur avec sa liberté et sa responsabilité. Cette pratique permet à chacun de devenir son propre sophrologue et de trouver son propre système. 

Cela demande un entrainement quotidien, dans sa chambre, son salon ou dehors dans la vie. Il n’y a aucune obligation de réussite. Aucun dogme, juste la phénoménologie : l’écoute se soi, la libération de son langage interne. Être témoins de ce qui se passe sans jugement. Accueillir ce qui vient. Lâcher-prise. 

Cela n’a rien à voir avec une religion. Non ! la sophrologie est contre toute corruption. Elle a conscience de l’histoire de l’humanité, de la conquête de nos aïeux pour penser, pour s’affirmer, être de plus en plus en plus libre voire autonome.

oui, la sophrologie affirme l’autonomie de chacun. Lorsque le sophrologue vous guide de sa voix, vous êtes autonomes. Il ne vous vous force pas à venir aux séances. Il n’y a pas d’obligation. Vous pouvez garder le silence. Il vous explique chaque pratique et c’est vous qui êtes le maître. 

Le sophrologue n’est pas un gourou. C’est un guide de haute montagne. Il vous mène là où vous souhaitez aller. Et parfois, certains sont sur la pente. Pétrifiés ! Alors, tranquillement, reprenez conscience de vos appuis. Oui, c’est très bien… et votre respiration… vous la sentez ! vous êtes vivants, tout va bien, alors, maintenant, mettez votre main à gauche, voilà, très bien, n’oubliez pas que je vous sécurise… nous pouvons monter, descendre, rester au même niveau…

Et au fil des séances, l’Humain revient avec ses rires, ses désirs, son énergie, sa volonté, ses projets, l’amour et tout le toutime… le bazar de la vie. 

Cela parce qu’il a pris le temps, quotidiennement, de faire une pratique qui ouvre sa conscience. Tout cela, parce qu’il a créé petit à petit son système, sa méthode pour être heureux, en paix avec lui même et les autres.

Oui, voilà, ce à quoi m’a fait pensé ce penseur : la force de sophrologie est de nous inviter à créer notre propre système et à devenir des philosophes.

Les philosophes sont plus que nécessaire. Certains parlent de l’avènement de la sophocratie. Demain ? 

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