l'affirmation de soi.
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Vive l’affirmation de soi.

L’affirmation de soi est la faculté à réaliser le meilleur de soi-même en toute situation.

Cette affirmation passe par la communication. Je parle ici d’une réelle communication et non pas ce que l’on apprend dans beaucoup d’écoles de communication et qui ressemble beaucoup à de la manipulation et du packeging voire du marketing. 

La communication assertive nécessite une conscience de sa propre identité. Elle a une conscience empathique. Elle accepte l’idée d’un dynamisme créatif de sa biographie. Elle demande une authenticité. Elle permet un développement personnelle. Elle est une action positive qui provoque une autre action positive. Elle requiert des outils, des moyens et un apprentissage. Elle est essentielle  à notre époque où la connaissance et le savoir-être sont des valeurs  qui favorisent l’épanouissement de notre société : entreprise, famille, loisir. L’individu a une place importante dans notre monde occidental et l’affirmation de soi n’entrave en rien la notion de groupe, au contraire.

Les freins de l’affirmation de soi peuvent être politique.  Lorsque nous vivons sous une dictature. Ils peuvent être notre état personnel d’incapacité et de faiblesse physique, psychique, voire économique. La dépression,  la paranoïa, les manies, la schizophrénie, la démence, la mythomanie, la phobie, la névrose obsessionnelle, et l’identification à ses défenses contre ses angoisses créant une cuirasse sont d’autres freins.

Ce qui distingue une personne saine, c’est sa capacité à vivre dans le présent sans mettre de significations fantasmatiques à la réalité. Il n’a pas de scission interne voire de conflits internes. Il est capable de distanciation par rapport à ses propres mécanismes défenses. 

Il peut avoir aussi des complexes. Comme le Complexe d’infériorité. Là, le moi éprouve la certitude de ne pas être à la hauteur, d’être incapacable et jugé comme tel. Il se sent ridicule. Autrui est perçu automatiquement en position haute et prêt à se moquer. L’intimidation par infériorité est toujours une auto-dévalorisation, auto-diminution. D’où l’envie de se cacher ou la peur de se faire remarquer. 

Il peut y avoir un complexe de culpabilité comme la honte de soi, la certitude de ne pas être en règle et de ne pas mériter le bonheur et les plaisirs de l’existence. Cela peut se manifester par l’auto-accusation et l’auto-punition.  Le regard d’autrui est celui d’un juge qui sait et qui condamne. Il y a comme une angoisse d’une punition du destin. 

Il peut y avoir un complexe d’exclusion. Cela se traduit par cette petite phrase du genre,  « je suis rejeté » « On me repousse. Je ne suis pas aimé. Il ou elle va m’abandonner ».  Torture et interrogations anxieuses sur le sentiment des autres à l’égard du moi, entrainant des phases dépressives, des phases de revendications ou des évitements de tout lien affectif pour ne pas subir le rejet. 

Il peut aussi y avoir un complexe de castration. Celui-ci se manifeste par une inhibition fondamentale de ce que je souhaite. là, c’est se couper les ailes, réduire son potentiel de vie et de réalisation autonome de soi. C’est souvent le résultat d’une éducation pouvant aller jusqu’à l’impuissance. Cela entraine une capacité à abdiquer toute volonté, à éviter toute revendication, combat, discussion ferme, faire valoir ses idées, originalité. Ce complexe contraint à l’effacement, la soumission, le renoncement, à la non prise de responsabilité, jouer perdant, ne pas prendre d’initiative, ne pas avoir de point de vue personnel et aller vers des fureurs solitaires de défoulement.

Comme vous pouvez le constater, il y a de nombreux obstacles à l’affirmation de soi. Mais nous sommes tous d’émérites cavaliers. Nous savons emmener notre monture la où nous voulons sans donner un seul coup de cravache. Nous savons lui murmurer à l’oreille des mots doux…

Ceux-ci parlent de sophrologie, de prise de conscience de soi-même et de vivre l’instant présent.

Avoir une communication assertive s’apprend.

Celle-ci n’a rien à voir avec la communication agressive pleine d’esprit que certains emploient encore aujourd’hui pour faire montre d’un esprit fort. Cela n’a rien à voir avec l’ironie qui est un pendant du mépris. L’humour réel, c’est se moquer de soi-même, c’est rire avec les autres et non contre quelqu’un avec les autres. 

Cela n’a rien à voir avec la manipulation qui est l’art du faux semblant, de l’enrobage, voire de l’éloquence dont les avocats usent dans les plaidoiries – là ils ont le droit, ils ont le droit à la mauvaise foi, l’agressivité etc. C’est du théâtre ! c’est un combat – mais sortis de là, beaucoup sont doux comme des agneaux.

Cela n’a rien à voir avec l’approbation feinte par peur, lâcheté ou « m’en foutisme ».

Ces trois modes de communication sont ceux du stress : attaque, manipulation ou fuite.

À cela nous pouvons opposer une libération de soi. Libération de son vrai moi. Oser être soi, créer. Retrouver sa liberté et le sens de sa responsabilité, restituer aux autres Êtres leur valeur. Retrouver le champs du réel comme espace de réalisation, actions et projets.

À cela nous pouvons opposer le projet de devenir adulte, comprendre l’histoire de notre développement humain de notre personne, dépasser les traces et les problèmes que nous ont laissé notre histoire personnelle, les évènements conditionnants notre passé, les conflits de l’enfance et les crises qui ont jalonné notre itinéraire de vivant. 

À cela, nous pouvons opposé la maturité, c’est à dire, être capable de décentration, d’aller vers l’objectivité et la compréhension d’autrui, être capable de former ses propres opinions sur soi même, en tenir compte mais aussi s’en extraire.. au fond, c’est être dans le NON JUGEMENT. Être capable de S’OBSERVER et de DEVENIR TÉMOIN DE SOI-MÊME. 

Pourquoi, parce que les opinions et les jugements pétrifient l’être. 

Enfin la capacité à intégrer les point de vus d’autrui, c’est être un adulte. Avoir conscience de nos conditionnements et développer son autonomie, c’est à savoir demander, exprimer ses besoins, son opinion.

Cela commence par le Je. Dire Je.

Cela continue en sachant qui je suis. Quels sont mes émotions du moment.

Cela commence par recenser ses besoins et les accepter.

Et apprendre à poser une demande.

Oser, travailler à l’édifice de ses valeurs, vivre en en tenant compte…

Cela prend du temps. C’est souvent le travail d’une vie. 

Rosenberg et aujourd’hui Miller et Rollnick nous propose des exercices.

Et cela peut s’accompagner par un travail avec un sophrologue…

Cela peut commencer avec son conjoint, ses enfants.

Cela peut commencer par un temps de respiration, de silence, d’être présent à soi-même, juste cela… pendant un bref moment.

Cela peut commencer par observer les moments où justement nous sommes inconscients, ou nous ne communiquons pas de manière authentique, où nous méprisons l’autres, où nous utilisons la manipulation pour avoir ce que nous voulons au lieu de le demander simplement et d’accepter un refus.

Cela peut-être l’occasion de repérer le nombre de fois où nous sommes dans l’exigences vis à vis des autres, voire vis à vis de nous même.

Il n’y aucune obligation. La vie est un cadeau.

Je vous conseille de faire quelques recherches sur internet. Vous y trouverez des conférence de Marshall Rosenberg qui sont très intéressantes.

E.C. 

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