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Soulager nos douleurs

La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable en rapport avec une lésion tissulaire réelle ou potentielle. C’est une impression pénible qui occupe une partie de notre corps. Elle est perçue par le cerveau. C’est surtout un signal d’alerte que quelque chose ne va pas dans notre corps et qu’il faut y remédier le plus rapidement possible et parfois sans se soucier du moyen.

La douleur est au carrefour de plusieurs aspects : émotionnel, affectif, sensoriel, voire social. C’est une expérience subjective difficilement communicable. Elle est aggravée par d’autres facteurs comme la fatigue, le stress, la dépression, l’anxiété.

C’est aussi un phénomène essentiel, naturel, indispensable qui a pour fonction de protéger l’organisme. Elle peut se manifester par des spasmes musculaires dans une zone corporel.

La souffrance est l’aspect extrême de la douleur.

1 – Physiologie de la douleur.

Nous avons sur l’ensemble de notre corps des récepteurs qui perçoivent celle-ci. Les nocipteurs (du latin nocere : nuire) sont des terminaisons libres très peu myélinisées. Cette myéline facilite la vitesse de propagation de l’influx nerveux le long des neurones sensoriels. La peau est tapissée d’au moins 600 transmissions libres par centimètre carré. C’est pourquoi nous pouvons localiser si facilement nos points douloureux sur notre peau et un peu moins lorsque c’est à l’intérieur de notre corps comme une douleur au ventre. Ces nocicepteurs sont constitués de mécanorécepteurs, thermorécepteurs et récepteurs polymodaux (chaleur et pression mécanique).

Une information de lésion circule le long de la fibre nerveuse atteint le système nerveux central au niveau de la moelle épinière, elle est analysée par le cerveau et celui-ci indique une réaction qui passe par des fibres descendantes.

L’information arrive dans une certaine zone du cerveau : La zone réticulée. Cet espace cérébral est aussi le siège du sommeil, des émotions et de l’activité affective.

Il existe des douleurs aiguës, chroniques, nociceptives dues à un excès  de nociception, neuropathiques ou psychogènes.

Le ressenti de la douleur est personnel et intime, difficilement mesurable. Il dépend de sa culture, de son éducation, de son sexe, de l’âge, et de l’expérience douloureuse antérieure. Nous utilisons régulièrement une échelle visuelle où le patient note l’intensité de sa douleur.

Il existe aussi de nombreux antalgiques allant du paracétamol à la morphine.

2 – Que peut faire la sophrologie ?

En participant à son mieux être, le patient douloureux devient acteur de ce qu’il vit. Cela lui fourni un temps de pause dû au relâchement corporel, à une respiration plus calme. Nous pouvons fournir un travail d’orientation de la respiration sur la zone lésée, apprendre à se recentrer sur soi, découvrir des endroits de son corps où il n’y a pas de souffrance, et ainsi se recentrer sur ce qui va bien.

La sophrologie remet la personne au centre de sa vie. Elle observe et transforme nos émotions désagréables. Les séances permettent de retrouver confiance en soi et dans son corps, prendre conscience de ses ressources et de se débarasser des tensions inutiles. Les séances invitent à retrouver sa place en tant que personne dans le monde et dans l’existence, et d’avoir des projets, même minimes. Les séances sont aussi des moments où l’on peut se faire plaisir.

Tout cela, séances après séances, transforme le regard de lêtre douloureux en prenant conscience de sa capacité à pouvoir agir sur son corps, son esprit et son existence.

Si effectivement la personne douloureuse a des droits, nous émettons l’hypothèse qu’elle a des devoirs – notamment sa responsabilité face à ses efforts pour aller mieux – et qu’il faudra qu’elle fasse un entraînement régulier pour avancer vers ce bien-être.  Mais nous savons que cette personne développera sa sensorialité et par la même d’autres sources de plaisir. Cet entrainement parfois répétitif entretiendra le corps, libérera l’esprit, empêchera cet état statique qui parfois cristallise la douleur et la transforme en souffrance.

Grâce à la sophrologie, le patient gére mieux sa douleur, contrôle les désagréments et son intensité et ouvre la conscience à autre chose que le savoir médical.

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